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SOMMAIRE :

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ÎLE DE RÉ : PLAISANCIER, UN VRAI PARCOURS DU COMBATTANT

DES PORTS EN QUÊTE D'ESPACE

LE PROJET D'EXTENSION DU PORT DE LA  ROCHELLE SUSCITE DES RÉACTIONS
PORT DE  LA ROCHELLE : LE FEU VERT DU PRÉFET MET LES VERTS EN PÉTARD
LE PORT DE BRÉTIGNOLLES SUR MER (VENDÉE) ON EN REPARLE
LE GRAND-PAVOIS 2009 LA ROCHELLE

EXTRAIT DE "DANS L'AIR DU TEMPS" ALAIN GAUTIER (PORT ARCACHON) ET LAURENT CABROL
EXTENSION DU PORT DE PLAISANCE DE LA ROCHELLE - LES MINIMES
UN PROJET DE PORT EXEMPLAIRE À DEUX PAS DE CHEZ NOUS
LA MISSION DE CATHERINE CHABAUD
DÉVELOPPEMENT DES PORTS DE PLAISANCE (rapport Yves Gauthier)

 
ÎLE DE RÉ

 

Plaisancier : un vrai parcours du combattant

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Dans le port de La Flotte, seulement un ou deuxemplacements
 se libèrent chaque année.PHOTO JUSTINE VASSOGNE


Décrocher un anneau dans un port rétais demande des années de patience. Les listes d'attente débordent. 

Bureau du port de Saint-Martin. Un tableaude liège sur le mur. Épinglé, untas de feuilles qui déroule une liste de noms. 258 exactement, pour les 258 bateaux qui attendent de décrocher la timbale : un anneau dans le port. Au prix d'une longue attente. « Le premier de la liste d'attente est inscritdepuis 1997 », annonce Benoît Graffouillère, responsable du port de Saint-Martin, qui compte environ 220 anneaux. « À La Rochelle, il suffit detrois à quatre ans pour obtenir un anneau. Ici, chaque année, seulement une à cinq places se libèrent », estime-t-il. Même combat dans les autres ports del'île. À Ars, le port à la plus grande capacité d'accueil (avec plus de 500 emplacements, soit la moitié des anneaux rétais), la liste d'attente est longue de 450 noms. « Le roulement est faible, carnotre clientèle est très fidèle. Environ 15 places par an se libèrent, explique Patrick Hérail, maître du port. La liste est tellement longue que je ne peux même pas donner de durée d'attente. D'autant que ceux détenant déjà un anneau sont prioritaires s'ils souhaitent en changer pour une place plus grande. Ils sont une cinquantaine à Ars. »

Pour les petits enfants
»Jean-Claude Perin, vice-président del'Union rétaise des clubs et associationsnautiques (Urcan) et président de l'Associationdes usagers du port d'Ars(Aupar), a personnellement déposé unedemande en 1996. Obtenant une premièreplace dix ans après, il n'a décrochéun anneau sur un ponton qu'en2008.« Une vraie galère », se souvient-il. « Sile système ne change pas, je ne voispas comment les plaisanciers pourrontavoir une place un jour », ajoute-t-il.« Quand vous avez enfin un emplacement,vous le gardez !», renchérit RobertFrère, adjoint au maire en chargedu port de La Flotte, où quelque 250personnes attendent leur tour. « Quandon me demande une place dans le port,je réponds que ce sera pour les petitsenfants», sourit-il.Impatients, la majorité des plaisanciersgardent pourtant espoir et la demandene faiblit pas. La preuve à Rivedoux : unprojet d'agrandissement du port estdans les cartons. Rien n'est encore définitif.Sans savoir si l'infrastructure existeraou non, les demandes pleuvent.Jean-Pierre Ollivier, adjoint au maire deRivedoux, chargé des affaires maritimes,en a dénombré plus de 300 pour200 places planifiées.« Parmi ces 300 personnes, certainesvont se lasser, d'autres vont devenir tropvieilles ou encore changer d'horizon ense dirigeant vers un autre port. Maisd'autres prendront immédiatement leurplace », détaille Jean-Michel Victor, présidentde l'Association de la plaisance etdu port de Rivedoux, dont la plupart desmembres attendent un anneau.

Quinze ans d'attente
Toutefois, Benoît Graffouillère remarqueque la demande n'explose pas. « Quandon explique aux plaisanciers désirantune place dans le port comment ça sepasse, certains se découragent », raconte-t-il.À Saint-Martin, on a d'ailleurs décidé de« récompenser » les plus motivés, enmodifiant le règlement de renouvellementannuel du rang sur la liste d'attente.Jusqu'à cette année, le portadressait un courrier de renouvellementaux prétendants, qui devaient le retourner.À partir de 2011, finie la lettre derappel, le renouvellement sera spontané.Pour conserver son rang, il faudrase manifester entre le 1er janvier et le31 mars. Un oubli, et la demande d'anneaudevra être reprise à zéro.Objectif de cette nouvelle procédure ? «Que les plus motivés se distinguent. Etque ceux s'inscrivant aujourd'hui puissentespérer décrocher une place unjour ».

Un jour peut-être, mais probablementpas avant une quinzaine d'années.

Inventer de nouvelles solutions
On l'aura compris, décrocher un anneaudans un port rétais requiert une patienced'ange ! Comment améliorer la situation? Jean-Claude Perin milite pour «optimiser l'espace». À Ars, il propose «d'aménager le chenal du Curé, décalerle bassin des Optimist vers le village,favoriser le stockage à terre, et que lespropriétaires restent prioritaires dans lalimite de deux sur trois». Il encourageaussi à « inventer de nouvelles solutions», comme la copropriété. « Sansfaire d'Ars un nouveau Dubaï, il est possiblede gagner 150 places », assure-til.Jean-Michel Victor suggère, lui, de légalisercertaines zones de mouillage sauvage.Un projet de la commune de Rivedouxest actuellement en cours d'étude.« La demande est là. Si de nouvellesplaces se créent, il n'y aura aucun problèmepour les rentabiliser, affirme BenoîtGraffouillère. Mais l'aspect environnementalest à prendre en compte. Attentionà ne pas dénaturer l'île de Ré, àne pas lui faire perdre son charme. »

Les chiffres
1100 Le nombre d'anneaux dans six ports.
1400 Les personnes sur liste d'attente.
1100 Les mouillages sauvages.280 Les mouillages organisés.
120 Les emplois à l'année dans la filière nautique et 23 millions de chiffres d'affaires.

Par Elodie Soinard Sud-Ouest - 4 août

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DES PORTS EN QUÊTE D'ESPACE

Comme dans la majorité des ports français, le littoral atlantique manque d’anneaux.
Diverses initiatives de création ou d’agrandissement ont été engagées pour remédier à cette pénurie.


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Inauguré en 2004, Port Médoc envisage d'installer 400 nouveaux anneaux d'ici l'an prochain (photographie L'EXPRESS).

 

Il manque 54 000 places pour les bateaux de plaisance dans les ports français, dont 13 000 pour la seule façade atlantique. La Rochelle et Arcachon, les deux : premiers ports de plaisance de cette côte Ouest, sont en surchauffe. Impossible de trouver une place pour des milliers de postulants. 
À Arcachon, les 2600 anneaux dédiés à la plaisance sont attribués depuis des lustres, avec un turn-over très faible. Les 3 000 inscrits sur la liste d’attente ont intérêt à donner le nom d'un héritier, car il y a un délai de trente ans... et les places ne sont pas cessibles ! Le manque d'espace empêche tout projet d'agrandissement.

La Rochelle, Mecque des voileux ne souffre pas des mêmes difficultés qu'Arcachon, engoncé dans un bassin à l'écosystème fragile. Son ouverture sur l'océan lui permet de mettre en chantier une extension du port des Minimes, espace réservé à la plaisance qui compte 3 300 anneaux. L'agrandissement prévoit la création de 1200 anneaux supplémentaires (autorisation préfectorale pour 1350 anneaux), soit une capacité qui reste en deçà de la demande des 1700 inscrits sur liste d'attente qui piaffent jusqu'à dix ans, selon la catégorie de leur bateau. « Porté par la municipalité, le projet a obtenu fin avril l'aval du CoDERST, organisme gouvernemental de contrôle des risques environnementaux, sanitaires et technologiques. Les travaux devraient commencer à l'automne pour une durée de deux ans», précise Bertrand Moquay, directeur du port. « Cet agrandissement est d'autant plus nécessaire que la ville est au cœur du premier pôle européen de construction navale de plaisance, qui englobe la Charente-Maritime et la Vendée. Nous sommes partenaires des constructeurs et des équipementiers, avec des contrats d'annodiation (réserves d'emplacements) pour tester leurs bateaux, et les Minimes sont la vitrine du Grand Pavois, salon nautique qui a accueilli plus de 100 000 visiteurs l'an dernier1».

Face à ce manque de places, la Communauté de communes du Nord-Médoc a confié à Guintoli Marine la construction d'un nouveau port, sur la rive gauche de l'estuaire de la Gironde, en face de Royan. Seul port français construit ex-nihilo2 depuis des années, Port-Médoc se situe à mi chemin entre Arcachon et La Rochelle, là où Gironde et océan marient leurs eaux. Situé au bout du monde, dans une zone vierge économiquement sinistrée, Port-Médoc a été conçu pour offrir une alternative aux plaisanciers en quête de pontons. « II y a une sursaturation dès qu'on dépasse les 12 mètres et pour les multicoques. À l'ouverture, en 2004, nous avons souffert de notre situation excentrée, mais aujourd'hui, 90% de nos 800 anneaux sont occupés et nous prévoyons d'en installer 400 nouveaux d'ici à l'an prochain», assure Jacques Raut, son directeur.
Un complexe résidentiel de 400 logements confié à Nexity devrait voir le jour fin 2011, pour répondre à la demande de la clientèle qui souhaite disposer d'un pied-à-terre sur le site. 
 

Céline Vuillet 
L’EXPRESS 26 mai 2010

1 Grand Pavois 2010, du 15 au 20 septembre.
2 Ex nihilo est une expression latine signifiant « à partir de rien ».


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LE PROJET D'EXTENSION DU PORT DE LA  ROCHELLE SUSCITE DES RÉACTIONS

 «Injuste » et « violente ». C'est ainsi que Jean-François Fountaine qualifie la réaction des Verts après l'imprimatur préfectoral donné à l'extension du port des Minimes (notre édition de jeudi). Sous sa double casquette d'élu rochelais et de président national de la Fédération des industries nautiques, le patron de Fountaine-Pajot se dit « attristé » par une telle virulence contre un projet auquel il ne voit que des avantages. « La plaisance qui se pratique à La Rochelle, c'est la voile. Il n'y a pas mieux en terme d'environnement. Et puis, au bout de quarante ans, augmenter de 30 % la capacité d'accueil des Minimes ne me paraît pas ''pharaonique'' mais raisonnable ». En temps de crise, poursuit Jean-François Fountaine, « il faut investir là où il y a de l'activité ». « La plaisance génère des emplois industriels, dans les chantiers, et trois fois plus dans les services qui, eux, ne sont pas délocalisables. La Rochelle a la chance de posséder les deux, c'est un facteur de développement. »

Quant au contribuable rochelais, il n'aura pas à mettre la main à la poche, assure-t-il : « Les infrastructures seront financées par la Ville et la régie du port la remboursera. Quant aux infrastructures, elles seront directement payées par la régie. Cette année, la contribution du port s'élève à 1,75 million d'euros, dont 850 000 € de redevance versés à la Ville et 560 000 € d'impôts versés aux collectivités locales. La plaisance ne coûte pas, elle apporte beaucoup. »

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Le projet d'extension du port de plaisance vient d'obtenir l'aval du préfet.
 (Photo/Archives Dominique Jullian SUD-OUEST)


Autre réaction, celle d'Albert Bret, ex-adjoint au maire et président de l'amicale les Plates. Ce militant de toujours de la voile pour tous prêche pour sa paroisse, c'est-à-dire Port-Neuf, qu'il tient pour « le parent pauvre de la politique nautique rochelaise ». 

Et Port-Neuf ? 
L'anse de Port-Neuf est un lieu d'accueil idéal pour petites unités à faible tirant d'eau. Seulement, « l'aire de stockage à terre est saturée » et « les conditions nautiques sont dégradées ». Albert Bret pointe l'accès de plus en plus difficile au port, même à marée montante. « Le chenal reçoit les galets de la falaise de Chef-de-Baie (environ 1 000 mètres cubes par an) et le sable en provenance du large. L'urgence, c'est de retirer tous ces matériaux et de prolonger la digue pour éviter leur accumulation. » Et d'ajouter : « Allez, avec 1 % de ce que va coûter l'extension des Minimes, on règle le problème ! »

SUD-OUEST 11 JUIN 2010

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PORT DE  LA ROCHELLE : LE FEU VERT DU PRÉFET MET LES VERTS EN PÉTARD

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La Ville est autorisée à agrandir son port de plaisance "pour un
 maximum de 1350 bateaux supplémentaires (photo DR SUD-OUEST)
 

L'arrêté préfectoral d'autorisation est signé. Les Verts parlent d'une « aberration totale » et les défenseurs de la loi Littoral préparent un recours.

Le projet d'extension du port des Minimes suit tranquillement son petit bonhomme de chemin. Une nouvelle étape vient d'être franchie avec le feu vert que le préfet de la Charente-Maritime, Henri Masse, vient d'accorder à la Ville de La Rochelle.

Mais c'est maintenant que les choses sérieuses commencent. Alors que les Verts, membres de la majorité municipale, dénoncent une « aberration » écologique et économique, le président de l'Association pour la protection du littoral rochelais, Guy Huljack, est dans les starting-blocks. Il aura deux mois à compter de sa publication légale pour attaquer l'arrêté préfectoral devant le tribunal administratif. Premier épisode d'un feuilleton juridique qui devrait, en bonne logique, mener tous ses acteurs jusqu'au Conseil d'État. 

1 350 anneaux 
La Ville est donc autorisée à agrandir son port de plaisance « pour un maximum de 1 350 bateaux supplémentaires ».

Le chantier ne devra pas durer plus de deux ans et sera soumis à un cahier des charges précis. Les « prescriptions particulières » tiennent sur quatre pages. Elles portent notamment sur les moyens à mettre en œuvre « pour garantir la protection du milieu aquatique et prévenir les risques de pollution chronique ou accidentelle ».  La qualité des eaux sera analysée régulièrement pendant la période de dragage et les travaux arrêtés en cas de dépassement des normes fixées par l'administration. 

Pourquoi cette mégalomanie ?
« Pourquoi faire de La Rochelle le plus grand port de plaisance en eau profonde ? » « Pourquoi tout concentrer ici alors que d'autres ports du département pourraient prétendre eux aussi à un développement raisonné ? » « N'y a-t-il pas d'autres investissements à faire pour l'ensemble des citoyens que de satisfaire le lobby des constructeurs de bateaux ? ».
Les Verts de La Rochelle/Pays d'Aunis sont vent debout contre le projet d'extension du port des Minimes. Leur secrétaire départemental, Jean-Philippe Brothier, dénonce dans un communiqué un projet « pharaonique » et quasiment indécent en ces temps de crise, de rigueur financière et de pouvoir d'achat en berne. Ce « parking démesuré » va dénaturer « la beauté d'un site si cher aux Rochelais et à leurs visiteurs » en apportant plus de pollution que d'emplois.

Les Verts se disent « déterminés à tout mettre en œuvre pour que ce projet soit abandonné ». Jusqu'à un recours en justice ?

La préfecture souligne enfin que « le projet envisagé n'aura pas d'incidence sur la zone Natura 2000 des pertuis charentais ». Mais n'explique pas pourquoi.

La mairie « soulagée »
« Ma réaction ? Un ouf de soulagement ! C'est la reconnaissance du travail accompli depuis maintenant dix ans et la preuve que notre dossier est solide, équilibré et argumenté. » Adjoint au maire en charge du projet, Jack Dillenbourg ne cachait pas, hier, sa satisfaction. Ni son optimisme. « Les appels d'offres seront bouclés fin juin pour un démarrage des travaux dans les derniers mois de 2010, au pire au printemps 2011. » Sans attendre le résultat des recours en justice ? « Ce n'est pas prévu ».

Si la douloureuse laissée par Xynthia a poussé la Ville à geler le projet de nouveau centre social de Mireuil, il n'en va pas de même pour l'extension des Minimes, dossier classé prioritaire : « Tout le monde l'attend, les plaisanciers, les professionnels, les industriels du nautisme. Un secteur essentiel pour l'emploi et l'économie locale ».

Un temps évalué à 35 M€, l'investissement est estimé aujourd'hui à 45 M€ selon Jack Dillenbourg, voire à 52 M€ selon les Verts. Les clés de financement ne sont pas encore connues mais une chose est sûre, le contribuable rochelais (la Ville) devra aider le plaisancier (la régie du port) à régler la facture.

Loi Littoral
De son côté, Guy Huljack fourbit ses armes. On peut compter sur lui pour éplucher la procédure à la recherche du plus petit vice de forme. Mais, sur le fond, ses deux principaux arguments s'appellent loi Littoral et site classé. Ou comment bouleverser un espace protégé au titre de la loi de 1930 sur la sauvegarde des monuments naturels et des sites de caractère ? Réponse prochainement devant le tribunal administratif de Poitiers.

SUD-OUEST 10 JUIN 2010

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UN PROJET PORTUAIRE EXEMPLAIRE : BRÉTIGNOLLE SUR MER EN VENDÉE (voir aussi ici)


Initié en 2003, le projet de port de plaisance entre dans la phase finale de sa réalisation. Le dossier est sur le point d'être soumis à l'enquête publique. Si le délai d'études a été relativement long, le résultat dépasse les espérances des élus : le port de Brétignolles sera exemplaire sur le plan environnemental. Le
projet définitif a été approuvé par le conseil municipal le 17 mars 2010.



Le port de plaisance de Brétignolles sur Mer dans sa version définitive 
En savoir plus : http://www.bretignollessurmer.fr/port.html

TéléchargerLe projet en 6 pages au format PDF, mars 2010
Taille : 2315 ko, Date de dernière modification : 2/05/2010


 

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Industrie nautique : des annonces au Grand Pavois de La Rochelle 2009 (© photo : ubacto)

Sous un soleil estival, deux ministres, Christian Estrosi et Dominique Bussereau, de très nombreux représentants de l'État, élus et personnalités ont inauguré vendredi 25 septembre 2009 le Grand Pavois de La Rochelle. 
Le développement durable, l'innovation et la complémentarité entre les filières ont été au coeur des déclarations officielles. L'année 2009 est marquée par le fort impact de la crise économique sur le marché de l'industrie nautique. 
Lors de son discours inaugural, Alain Pochon, président de l'association des professionnels à la tête du salon international nautique de La Rochelle n'a pas caché son émotion quand il a rappelé cette situation qui fragilise le secteur mais aussi les hommes et les femmes, dirigeants et salariés des entreprises nautiques. 
Du lancement du second appel à projets pour "les ports de plaisance exemplaires" à l'annonce de la révision des conditions d'usage de V.H.F : zoom sur quelques annonces-clés pour le nautisme français. Bloc-notes : Catherine Chabaud présidente du jury 2009 du festival du film d'Aventure de La Rochelle. Grand Pavois Organisation au Sibex en
Chine.

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La photo de famille ! De gauche à droite sur l'image : Jean-François Fountaine, président de la Fédération des industries nautiques ; Maxime Bono député maire de La Rochelle ; Alain Pochon, président du Grand Pavois ; Christian Estrosi, ministre chargé de l'industrie ; Dominique Bussereau, ministre des transports ; Jean-Louis Frot, vice-président du Conseil Général de La Charente-Maritime ; Henri Masse, préfet de Charente-Maritime.

 

Nautisme, automobile, bâtiment : Christian Estrosi mise sur la complémentarité pour faire face à la crise

La présence du ministre de l'industrie au Grand Pavois de La Rochelle, après sa participation au salon de Cannes a été perçue par les acteurs de la filière nautique comme une preuve de son engagement à leurs côtés pour faire face à l'adversité à laquelle ils sont aujourd'hui confrontés.
Christian Estrosi qui sera également au Nautic en décembre à Paris a rappelé que la France, premier pays maritime et première industrie nautique du monde, peut revendiquer de faire jeu égal dans ce domaine avec l'U.S.A. Le secteur qui représente 45 000 emplois dont 35 000 indirects est loin d'être un "luxe" ni en termes économiques, ni en termes de marché avec 50% des bateaux vendus en France sous la barre des 20 000 euros, c'est-à-dire le prix d'une automobile.
Selon le ministre, tournée vers l'export et engagée dans l'innovation notamment environnementale, l'industrie nautique française a mieux résisté à la crise avec une baisse d'activité de 30% alors qu'en Espagne ou aux États Unis, le marché a chuté jusqu'à 80%.

La complémentarité entre les industries nautiques, automobiles, du bâtiment et des travaux publics confrontées aux mêmes difficultés et qui partagent des savoir-faire représente par ailleurs un facteur d'accélération pour sortir de la crise. Le ministre a souligné le travail réalisé notamment avec la Fédération des industries nautiques présidée par le Rochelais Jean-François Fountaine arrivé à la tête de cette organisation en mars 2009 alors que la profession, touchée de plein fouet par la crise subissait un ralentissement après une période de forte croissance. Un soutien aux entreprises a été mis en place pour les aider à réaliser un diagnostic. Certaines ont trouvé de nouveaux débouchés. D'autres mis en place des calendriers pour faire travailler leurs salariés dans différents secteurs selon les périodes d'activité.

Le ministre de l'industrie a évoqué d'autres leviers : le décloisonnement nécessaire de certains pôles de compétitivité pour donner plus d'envergure à ceux qui n'ont pas encore réussi à émerger. La taxe carbonne, soutenue par le gouvernement allemand de la Chancelière Angela Merckel devrait permettre à l'Europe de faire face à la concurrence des pays dont les industries n'ont pas les mêmes niveaux d'exigences environnementales. Il a insisté sur l'innovation et l'intérêt de favoriser l'addition et la complémentarité des savoir-faire qui forment un moteur de croissance efficace qui se traduit déjà par l'arrivée sur le marché en 2010 de quatre modèles de véhicules hybrides "made in France".

 

Ouverture du 2e appel à projets pour des ports de plaisance exemplaires ; La Rochelle devrait être candidate dès 2010

Dominique Bussereau, secrétaire d'État chargé des transports a officiellement ouvert vendredi 25 septembre 2009 au Grand Pavois l'appel à projets 2010 pour "les ports de plaisance exemplaires". Jean-Louis Borloo, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement Durable et de l'aménagement du territoire avait lancé la première édition au Nautic à Paris en décembre 2008, date à laquelle un cycle de trois ans avait déjà été annoncé. L'appel concerne toutes les collectivités territoriales dont les projets maritimes, fluviaux ou lacustres permettront d'améliorer les capacités d'accueil tout en prenant en compte les dimensions de développement durable et environnementales dans les ports de plaisance.

En 2009, les candidats devaient déposer leur dossier au plus tard le 20 février. Malgré ce délai très court, dans le cadre de la mission "nautisme et développement durable" que lui a confiée le gouvernement, la navigatrice Catherine Chabaud a annoncé lors d'une conférence sur ce thème au mois de juin à Lorient que 10 collectivités avaient été retenues sur les 33 postulantes.

La Rochelle qui aura plus de temps pour monter son dossier devrait être candidate dès 2010. Elle a déjà de sérieux atouts pour obtenir dans le cadre de ce programme un soutien pour l'extension de son port de plaisance qui accueille aujourd'hui 3600 bateaux et prévoit de créer entre 1 000 et 1 200 anneaux supplémentaires. En effet, depuis 2007, c'est le seul port de plaisance d'Europe à avoir obtenu la certification ISO 14001 qui valide la qualité du système de management environnemental pour l'ensemble de ses installations et services.


La date limite de dépôt des projets dans le cadre du 2e appel pour des ports exemplaires auprès de la préfecture de région est fixée au 15 janvier 2010.

La sélection de compléments d'infos de la rédaction : sur le site "développement durable" du ministère ; et sur celui du
port de plaisance de La Rochelle

 

Nautisme et V.H.F : sur la voie de la libéralisation

Gérard d'Aboville, président du Conseil supérieur de la navigation de plaisance a salué l'annonce faite par le ministre des transports, Dominique Bussereau qui s'est engagé à faire aboutir la réforme liée à faciliter l'usage de la V.H.F dans le domaine de la plaisance.
Il a rappelé que la V.H.F reste l'instrument de sécurité et d'entraide le plus efficace même si aujourd'hui de nombreux plaisanciers peuvent utiliser leur téléphone mobile. Ainsi, il milite de longue date pour que la procédure archaïque imposée pour utiliser la V.H.F soit modernisée afin d'être en phase avec les usages.
C'est dans ce contexte que le ministre avait confié au Conseil supérieur une mission pour lever les freins à la vulgarisation de la V.H.F. Aujourd'hui, le C.R.R, Certificat restreint de radiotéléphonie, examen exigé en France est désuet. Par ailleurs, il ne correspond à aucune convention internationale dans le domaine de la plaisance. Pour Gérard d'Aboville, il faudrait aussi supprimer la taxe d'autant plus que dans les faits, elle n'est plus perçue.

Concrètement, l'objectif est de libérer la V.H.F pour que les plaisanciers s'équipent facilement, utilisent le canal 16 comme outil de veille permanente et puissent émettre leurs appels liés à la sécurité aussi bien pour alerter, que demander de l'assistance ou prévenir d'un risque d'abordage.
Sources : ubacto Grand Pavois 2009 ; interview de G. d'Aboville par la revue
"Voile et Voiliers" en février 2009

 

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 Extrait de l'Émission "Dans l'Air du Temps" Europe1 16-08-2009
Alain GAUTIER (directeur général du port d'Arcachon) et Laurent CABROL

 

Extension du Port de Plaisance des Minimes

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Actuellement la France souffre d’un déficit de 54000 places de plaisance (étude AFIT/Act-Ouest) dont 13000 pour la côte Atlantique. 

La liste d’attente pour le port de La Rochelle est supérieure à 1000 bateaux. Sur le Pertuis Charentais, 2877 bateaux étaient sur liste d’attente en 2004. 

Les infrastructures portuaires existantes sont donc insuffisantes et ne répondent plus à la demande croissante des plaisanciers. 

L’extension du Port de Plaisance des Minimes (d’ici à 2010) va ainsi permettre de renforcer un pôle économique fort de La Rochelle

la Charente-Maritime est en effet le 2ème département français de l’industrie nautique –, ceci dans la protection et le respect du paysage, de l’environnement et de la qualité des eaux.

Le Port de Plaisance des Minimes s'impose comme la plus grande infrastructure de la façade Atlantique. Sur ses 3 bassins sont réparties 3 600 places à flot.

Le projet d'extension du Port des Minimes permettra d'accueillir environ mille bateaux supplémentaires. Il sera alors en passe de devenir le premier port de plaisance européen.

Son extension et sa réorganisation sont devenues des enjeux majeurs pour l’économie locale et le développement de la filière plaisance.

 

Description du projet d’extension : 

1 000 à 1 200 places à flot supplémentaires ; 
- construction d’une nouvelle digue "nord" le long du chenal d’accès au Vieux-Port et en retrait par rapport à la digue de l’allée des Tamaris ; 
- construction d’un épi en enrochement perpendiculaire à la nouvelle digue nord pour atténuer l’agitation dans le plan d’eau ; 
- déplacement vers le nord de l’extrémité de la digue en enrochement du lazaret ; 
- dragage du nouveau plan d’eau et évacuation des sédiments ; 
- réalisation de l’ensemble des installations nécessaires au fonctionnement de cette extension (sanitaires, stationnement…).

Un port à la pointe de la défense de l’environnement

Depuis 1985 le port obtient l’éco-label Pavillon Bleu d’Europe. Cette récompense est le fruit du travail quotidien de la régie du port pour le respect de l’environnement : collecte sélective des déchets des plaisanciers, conseils auprès des professionnels du nautisme, amélioration du traitement des eaux de carénage. Autant d’actions qui aujourd’hui permettent au port de plaisance de La Rochelle d’être certifié ISO 14 001, norme internationale sur l’environnement
.

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UN PROJET PORTUAIRE EXEMPLAIRE : UN EXEMPLE À SUIVRE ?

Initié en 2003, le projet de port de plaisance entre dans la phase finale de sa réalisation. Après 5 années consacrées à l'élaboration de l'avant-projet, le dossier est sur le point d'être soumis à l'enquête publique. Si le délai d'études a été relativement long, le résultat dépasse les espérances des élus : le port de Brétignolles sera exemplaire sur le plan environnemental. Premiers coups de pelles : novembre 2009 soit 6 ans aprés le début des études !



La nouvelle esquisse du port de plaisance de Brétignolles sur Mer 

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              Le projet finalisé (animation flash player, cliquez sur chaque vue pour avancer le diaporama)

TéléchargerMagazine de la commune de Brétignolles sur Mer
Taille : 870 ko, Date de dernière modification : 13/02/2009

LE PORT DE BRÉTIGNOLLES SUR MER (VENDÉE)

5 décembre 2008


 

 

Le port de Brétignolles sur Mer a été mis à l'honneur au salon nautique de Paris le vendredi 5 décembre 2008.

Christophe CHABOT, Maire de Brétignolles sur Mer, a été invité à présenter la maquette du port de plaisance à Jean-Louis BORLOO, Ministre d'Etat, Annette ROUX, Présidente du groupe Bénéteau et de la Fédération des Industries Nautiques (F.I.N.), Serges PALLARES, Président de la Fédération Française des Ports de Plaisance. Cette présentation a été l'occasion pour Jean-Louis BORLOO d'annoncer officiellement le lancement d'un appel à projet, dirigé par Catherine CHABAUD, la célèbre navigatrice.

Après avoir rappelé l'intérêt d'un développement portuaire respectueux de l'environnement, Jean-Louis BORLOO a félicité la Municipalité de Brétignolles sur Mer pour l'exemplarité de son projet et a manifesté son souhait d'une réalisation rapide de cette opération.

Pour en savoir plus :

 Le site du Ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire.

 Ouest France.

         

         

 

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DÉVELOPPEMENT DES PORTS DE PLAISANCE
TéléchargerRapport de Yves Gauthier ingénieur général des ponts et Chaussées
Taille : 2015 ko, Date de dernière modification : 19/12/2008

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