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MISSION D'ÉTUDE DU PARC NATUREL MARIN "ESTUAIRE DE LA GIRONDE-PERTUIS CHARENTAIS"

TIRÉ À PART DE LA PAGE 26 FICHE THÉMATIQUE DU "RESSENTI DES ACTEURS"
PORT SEUDRE CRÉÉ UNE COMMISSION "PARC MARIN"
PARC NATUREL MARIN 1ER RAPPORT
PARC NATUREL MARIN F. COLAS CHEF DE MISSION

 
FICHE THÉMATIQUE DU PARC NATUREL MARIN (concerne PORT-SEUDRE) 

Concerne PORT-SEUDRE dans le Parc Naturel Marin

TéléchargerLe Ressenti des Acteurs Parc Naturel Marin
Taille : 4185 ko, Date de dernière modification : 14/04/2010

 

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PORT SEUDRE CRÉÉ UNE COMMISSION "PARC MARIN" (22-04-2010)

L’agence des aires marines protégées est née de : « L’obligation de respecter les engagements internationaux de la France ; c’est à dire de protéger 10% de son territoire maritime en AMP (aires marine protégées) ». 

Ses missions :

-          Apporter un appui aux politiques publiques (sur AMPs et gestion de l’environnement marin),

-          Gérer les ressources humaines et financières des parcs naturels marins, ou d’autres aires marines,

-          Fédérer et apporter un appui aux gestionnaires d’aires marines protégées, animer le réseau.

Ses finalités :

Après la création du parc naturel marin :

-          Chaque orientation sera déclinée en « objectifs » et en « actions » lors de la rédaction du plan de gestion

-          Ce plan de gestion (rédigé par l’équipe du parc et validé par le conseil de gestion) sera révisé tous les 15 ans. Pour ce qui concerne notre région, le Conseil sera constitué de 40 à 50 membres désignés par le préfet à l’initiative F. Colas chef de la mission AMP.

Pour plus d’informations, merci de bien vouloir vous reporter à la présentation PowerPoint à télécharger ici :

http://www.portseudre.com/documents/presentation_25-06-09_blaye_f_colas.pps

Si vous ne pouvez pas visionner le document, téléchargez et installez le « viewer powerpoint» c’est ici :

http://www.01net.com/telecharger/windows/Bureautique/editeur_de_texte/fiches/3188.html
 

Il faut savoir que le Plan de Gestion sera « conforme », c’est à dire que la DIREN et la Préfecture ne pourront s’y opposer.

Vous pouvez télécharger le document « Ressenti des acteurs », rédigé par la Mission du Parc Marin à cette adresse :

http://www.portseudre.com/documents/ressenti_acteurs_parc_marin.pdf voir en milieu de page 26 les projets de la Charente-Maritime.

 

Au cours de notre Conseil d'Administration du 19-04-2010, il a été décidé de céer au sein de l’association, une commission « Parc Marin », ceci dans le but d'obtenir un siège au Conseil de Gestion du PARC NATUREL MARIN et d'inscrire au PLAN DE GESTION le projet PORT-SEUDRE. Différentes méthodes pour y parvenir ont été évoquées. Rendez-vous le mois prochain, nous devrions être en mesure de vous dévoiler les solutions retenues ainsi que l'avancement de nos travaux.

 

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PARC NATUREL MARIN, (le premier rapport sera rendu en juin 2010 ndlr)

Aucune décision ni proposition n'a été formulée. « Mais, maintenant, les réunions de travail sont lancées », résumait Henri Masse, préfet de la Charente-Maritime (SUD-OUEST 17-10-2009).

Premier rendez-vous mardi

Le comité de concertation sera chargé d'examiner les propositions qui sortiront des groupes de travail, dirigés par François Colas, le chef de mission d'études et de création du Parc naturel marin (dont la petite équipe est basée à Rochefort).

Pendant les huit mois qui viennent, il notera les idées des collectivités, syndicats, associations et autres représentants du littoral. Le premier groupe de travail se réunira dès la semaine prochaine, mardi après-midi, à l'Aquarium de La Rochelle. Quelque 150 personnes sont invitées. Au menu : présentation de la méthode et du calendrier. Deux universitaires rochelais partageront leurs connaissances du site naturel.

« Nous aborderons par la suite des thématiques différentes : pêche, conchyliculture, commerce, loisirs, plaisance, etc. Nous organiserons une réunion chaque semaine, en alternance au nord et au sud, pour que personne ne soit oublié. Ces groupes, qui sont pilotés par le comité de concertation et les préfets, feront des propositions d'orientations. Vers le milieu de l'année prochaine, je remettrai au comité un rapport de propositions, préalable à une enquête publique et à un décret de création, prévu pour 2011 », annonce François Colas.

     Les Préfets côte à côte hier à La Rochelle. (photo Agnès Naveaux) 

 

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PARC NATUREL MARIN


PARC NATUREL MARIN.François Colas et son équipe sont à pied d'oeuvre. Le dialogue s'engage pour les pertuis et l'estuaire de la Gironde

 


François Colas, chef de la mission du Parc naturel marin pertuis
charentais-estuaire de la Gironde. (photo philippe baroux)

« L'attente est forte » 

 Les producteurs d'huîtres et de moules, leurs collègues pêcheurs professionnels, doivent-ils craindre le Parc naturel marin des pertuis charentais-estuaire de la Gironde, pour lequel une mission d'étude vient de se mettre en place ? François Colas, le responsable de ce groupe opérationnel de quatre personnes chargé de préparer le terrain, retourne le champ de la réflexion : « Tout dépendra de ce que les gens feront de ce parc, dès la phase préparatoire dans laquelle nous nous trouvons. »

C'est un décret du gouvernement qui, seul, donne naissance à un parc naturel marin. Mais avant d'arriver à cette signature, une longue procédure doit ainsi être bouclée.

Pour conduire cette étape, le préfet maritime de l'Atlantique, basé à Brest, et les préfets des départements de Charente-Maritime et de Gironde, ont installé la mission d'étude. François Colas d'insister : « Nous ne sommes donc pas encore dans une configuration où le parc est déjà créé. »

 Durant dix-huit à vingt mois, il s'agira de poser des jalons sur les trois pivots du futur parc : son périmètre, ses orientations, son conseil de gestion. Autrement dit répondre aux questions : que gérer, où gérer et qui gérera ?

Les premières consultations

La méthode ? Le dialogue, dont le chef de mission clame les vertus. « Nous ne pouvons pas voir tout le monde. Mais nous allons approcher quatre catégories de personnes, pour leur demander si elles veulent du parc, et, dans le cas d'une réponse positive, quels éléments elles veulent impérativement y voir », précise François Colas.

Ces « acteurs » de la vie marine sont, tout d'abord, les représentants des administrations et des établissements publics qui « interviennent sur le domaine public maritime ». Seront aussi questionnés les maires des communes littorales et représentants des groupements de communes et pays, depuis le sud de la Vendée, jusqu'au bec d'Ambès. Mais encore les députés, sénateurs, conseillers généraux et régionaux dont les territoires ont un trait de côte pour limite.

La troisième grande famille à interroger, ce sont « les acteurs économiques ». François Colas y inclut les représentants des pêcheurs professionnels, des conchyliculteurs, des criées et des ports, de l'aquaculture, de l'extraction de granulats, de la plaisance, des associations sportives et nautiques. Et la liste n'est pas exhaustive.

Quatrième et dernier groupe, aussi hétérogène que le précédent : les scientifiques et protecteurs de l'environnement. De l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer, au Cemagref, très actif sur l'écosystème estuarien, en passant par l'association Iodde, très mobilisée sur l'impact écologique de la pêche à pied, les universitaires, la Ligue pour la protection des oiseaux, et d'autres encore, tous auront leur mot à dire.

Ces consultations ont déjà débuté. François Colas retire, de ces premiers entretiens, que « l'attente est forte. Les acteurs que nous avons rencontrés sont informés (NDLR, une trentaine de tête à tête en avril) de la mise en place de ce parc. Ils veulent en savoir plus sur le calendrier, qui va gérer et si leurs activités seront menacées. » Le chef de la mission qualifie ainsi de « positive » cette première approche, et trouve « naturelles » les réserves formulées.

Pour affiner l'échange, des groupes de travail s'activeront, de septembre 2009 à la fin 2010. Le responsable de la mission n'est pas encore en mesure d'en préciser la composition. Mais l'idée, c'est de « mélanger les horizons. A nous, à partir des entretiens en tête à tête, de déterminer les thèmes qui devront être abordés. »

« Tout n'est pas joué »

Le point de départ de cette réflexion, ce sont des études réalisées sous l'égide du ministère de l'Écologie et du Développement durable. « Elles montrent que les pertuis charentais et l'estuaire de la Gironde sont des écosystèmes très intéressants, et très complémentaires. C'est pourquoi nous avons souhaité associer l'un et l'autre. La Gironde, avec son panache, "irrigue" les pertuis. C'est un estuaire très préservé avec des écosystèmes intéressants. D'un autre côté, il pèche par la qualité de ses eaux. Le parc essaiera d'en améliorer la qualité, en travaillant avec le bassin- versant. »

Conçu comme instrument de protection du patrimoine naturel, un parc marin fige-t-il pour autant les activités économiques qu'il englobe ? C'est la crainte majeure. « Dans un parc naturel marin, les écosystèmes doivent être au moins préservés, sinon améliorés. Mais il est aussi fondamental que les acteurs du monde économique puissent continuer d'exercer leur activité : touristique, extraction de granulats, pêche, les ports doivent vivre. »

Toute la délicatesse de l'exercice consiste à tracer une ligne de partage. D'un côté, le respect des exigences liées au développement durable. De l'autre, le développement économique. « Nous ne ferons rien de valide s'il n'y a pas de concertation réussie et générale entre les acteurs. Il ne faut pas avoir la sensation que tout est joué. Certes, quatre contractuels ont été recrutés par l'Agence des aires marines protégées qui pilote l'ensemble. Mais notre travail, c'est juste écouter et faire la synthèse de ce que les gens veulent. La zone estuaire-pertuis-plateau de Rochebonne est assez large (10 000 km²). À l'intérieur, il y a des tas de sous-ensembles possibles. Il peut y avoir des secteurs avec une protection très forte, une réserve naturelle, par exemple. Et d'autres, comme les ports, où la présence humaine est dense, l'activité intense.

Gardons l'exemple d'une réserve naturelle. Elle ne sera préservée à longue échéance que si la zone située à sa périphérie fait, elle aussi, un travail de développement durable. Un parc naturel marin englobe l'ensemble. À côté de la réserve naturelle de Moëze, il y a par exemple la zone de clapage où sont déversées les vases provenant du dragage des ports. Ces boues ne sont pas forcément très sales. Mais leur concentration n'est pas naturelle. Tout l'intérêt, c'est d'aller vers la gestion globale de la zone, en faisant réfléchir ensemble ses différents acteurs. »

Auteur : Philippe baroux SUD-OUEST

 

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